Les 10 commandements du parent bienveillant

Publié le par Maviedemamannatur'elle'ment

Les 10 commandements du parent bienveillant

Les 10 commandements du parent bienveillant

Je vous parlais déjà de bienveillance dans cet article ICI, aujourd'hui je remets ça à travers ces 10 commandements car c'est un sujet qui me tient énormément à cœur !

 

1. Des câlins tu abuseras : on a souvent tendance à laisser pleurer son enfant seul dans son coin, sous prétexte qu'il fait une crise ou un "caprice" et qu'il ne faut pas céder. Mais grâce au câlin, l'enfant va recevoir de l'ocytocine, hormone du plaisir, qui lui fera se sentir bien et écourter les pleurs. Il sera bénéfique également pour le parent qui recevra la même hormone et qui, le cas échéant, pourra garder/retrouver son calme face aux pleurs. Alors n'hésitez plus à abuser des câlins !

 

2. D'empathie tu feras preuve : quand un enfant se fait mal, est déçu, n'arrive pas à faire quelque chose... la 1ère chose qui nous vient à l'esprit est cette phrase "c'est pas grave" ou "c'est rien". Mais si pour l'enfant c'est grave, ou en tout cas ça mérite que son parent prenne en compte ce qu'il ressent et mette des mots sur ce qu'il ressent. Imaginez que vous vous cognez le petit doigt de pied contre le pied de table et que votre conjoint vous dises "oh c'est rien !", qu'est-ce que vous ressentiriez ? Imaginez maintenant que vous échouiez sans cesse dans une tâche qui vous tient à cœur et que votre collègue vous dise "oh c'est pas grave". Et si maintenant à la place votre conjoint vous avait dit "oh ma chérie tu t'es cognée le pied, ça doit faire mal ! Viens je vais te faire un câlin" et que votre collègue vous avait dit "je vois que cette tâche te tiens à cœur et que tu es déçue de ne pas y arriver mais je crois en toi", ne vous sentirez vous pas plus apaisé ? Prendre en compte les sentiments et les émotions des enfants, et faire preuve d'empathie leur permet de les reconnaître et de les apprivoiser plus facilement mais également de développer leur confiance en eux. Cela leur permet également grâce à leurs neurones miroirs de faire preuve d'empathie à leur tour.

 

3. De punitions tu n'useras point : je suis actuellement en train de lire le livre de Thomas Gordon "Éduquer sans punir", dans la 1ère partie du livre il explique très clairement pourquoi les punitions et les chantages sont inefficaces à long terme (mais également les récompenses !). En résumé les punitions dévalorisent l'enfant et sa confiance en lui, il va chercher à les contourner (par le mensonge notamment), et elles engendrent de la colère et même parfois de la haine contre la personne qui les donne.

 

4. Les réparations tu privilégieras : plutôt que de punir, il est plus "formateur" pour l'enfant de pouvoir réparer son erreur. Par exemple si l'enfant renverse son verre, demander lui ce dont il a besoin pour nettoyer ou indiquer lui que l'éponge se trouve dans l'évier. D'autres méthodes comme celle du gagnant-gagnant, ou l'utilisation du "je" sont des alternatives positives et auto-disciplinaires qui permettent de ne pas avoir recours aux punitions.

 

5. Des phrases positives tu utiliseras : le cerveau de l'enfant n'est pas un cerveau adulte miniature. Il n'a pas les mêmes réactions qu'un adulte, ne contrôle pas ses pulsions comme les adultes et ne comprend pas non plus comme les adultes. Ainsi quand on utilise des phrases négatives tel que "ne cours pas", le cerveau de l'enfant va analyser seulement le verbe "courir" et ne prendras pas en compte la négation de notre phrase. La communication sera donc beaucoup plus facile avec un petit enfant en lui indiquant ce qu'il doit faire "marche doucement" plutôt que ce quil ne doit pas faire. C'est un réflexe à prendre mais quand on le fait régulièrement cela porte très vite ces fruits !

 

6. De patience tu auras besoin : personne n'a jamais dit qu'un enfant était facile à élever. Malgré tous les outils et toute la théorie qu'on peut connaître, il y aura forcément des jours où cela ira mieux que d'autres, pour lui comme pour nous. Il faut juste garde à l'esprit qu'un enfant n'est pas non plus fait pour nous obéir dans la seconde, au doigt et à l’œil. Si l'eau renversée n'est pas ramassée immédiatement est-ce que c'est si grave que ça ? Plutôt que de bloquer l'enfant et de le faire se renfermer parce qu'il ne veut pas faire tout de suite ce que vous voulez, pourquoi ne pas changer de sujet pendant 5 min, proposer une autre activité..  et revenir sur la tâche un peu plus tard ? 

 

7. D'aide tu t'entoureras : personne ne peut gérer tout tout seul, entre la maison, les enfants, les papiers, le ménage, les courses, le travail.... une seule personne ne peut pas tout faire ! Le stress et le surmenage ne nous rendent pas service, avec la fatigue nous sommes moins patient et nous supportons moins de chose. Il ne faut donc pas hésitez à déléguer les tâches, que ce soit à notre mari, à nos enfants plus grands, à notre famille et même nos amis. 

 

8. Le bon exemple tu donneras : l'enfant possède des neurones miroirs qui font qu'il apprend en observant les autres et surtout les adultes. Il copie les bonnes attitudes comme faire preuve d'empathie, dire bonjour ou merci (il n'est d'ailleurs pas nécessaire de leur apprendre et de leur dire de le dire, si vous le faites régulièrement ils en comprendront le sens et le feront naturellement) mais également les mauvaises attitudes comme dire des gros mots ou frapper. Avec les enfants on ne peut pas dire "fait ce que je dis mais ne fait pas ce que je fais !" 

 

9. La découverte tu lui permettras : l'enfant a besoin de découvrir, de toucher, de sentir, de gouter... Il n'est pas fait pour rester assis sagement. Pour les parents il n'est pas possible de passe son temps à dire "laisse ça ", "enlève ça de ta bouche"... il vaut mieux adapter son environnement à son enfant et à son âge afin qu'il puisse découvrir en toute sécurité son environnement. Dès lors que le bébé commence à se déplacer il vaut mieux mettre les objets fragiles ou dangereux en hauteur voir même hors de vue. Plus l'enfant grandira et plus il sera capable d'attraper des objets en hauteur. Il faut sans cesse s'adapter. L'enfant a également besoin de découvrir son corps et ses capacités, il faut le laisser autant que possible faire les choses par lui même (ne pas l’assoir s'il ne sait pas le faire lui-même, ne pas le faire marcher s'il ne marche pas lui-même...), mais également le laisser grimper (tant qu'il est en sécurité), explorer même dehors (prévoir dans ce cas une tenue adaptée et un bon détachant comme le savon de fiel de bœuf). L'enfant a besoin de bouger, de se dépenser et de découvrir.

 

10. La description plutôt que les ordres tu utiliseras : les enfants n'aiment pas recevoir d'ordres (les adultes non plus d'ailleurs !). Une simple description ou constatation suffisent généralement. Par exemple "oh il y a de l'eau partout !" (Et on peut préciser "il y a l'éponge dans l'évier "). De cette façon on ne lui demande pas directement de ramasser mais il va comprendre ce qu'on attend de lui. Cette formulation évite également de critiquer son attitude et de lui faire des reproches, sans utiliser le "tu" moralisateur. C'est un outil que j'utilise tous les jours et cela marche vraiment très bien !

Tout ce que je viens de vous citer ce sont des outils qu'il faut apprendre à maîtriser pour certains et avoir le réflexe d'utiliser également, qu'il n'est pas non plus possible des fois d'appliquer dans toutes les situations. Tous les utiliser ne feront pas de vous des parents parfaits, et ne pas tous les suivre à la lettre ne feront pas non plus de vous de mauvais parents. Mais déjà les connaitre et en avoir conscience, comprendre que l'enfant n'est pas un adulte miniature mais qu'il doit être respecté comme vous respecterez un adulte, que son cerveau ne réagit pas comme le notre, que l'enfant n'est pas méchant par nature mais au contraire qu'il veut faire au mieux pour aider (mais on ne le perçois pas toujours de cette façon)... tout cela est déjà un grand pas dans la bienveillance et vous permettra  d'avoir une relation (encore) plus harmonieuse avec vos enfants et un autre regard sur ses réactions (et les vôtres)

 

J'aurai pu également également vous dire qu'en plus d'aide et de patience, il est important de prendre également du temps pour soi. Être parents ne signifie pas non plus qu'il faut vivre pour ses enfants 24h/24. Avant d'être maman, nous sommes une femme et nous avons besoin de pouvoir l'être encore. Un petit bain chaud seule, une sieste, un resto entre copines, une séance de massage, un moment de lecture au calme.... ça ne peut paraitre pas grand chose mais ça fait du bien de se déconnecter des enfants quelques fois, et on revient ensuite vers eux beaucoup plus détendue avec notre jauge de patience redescendue à zéro.

Il faut également apprendre à relativiser. Est-ce si grave si votre enfant se couche 10 min plus tard que d'habitude ? Est-ce si grave s'il n'a pas mangé son repas (un enfant ne se laissera pas mourir de faim, il n'est juste pas programmer pour forcément manger à heures fixes comme nous) ? Est-ce si grave si vous n'avez pas balayer aujourd'hui ? Est-ce si grave si après avoir passer du temps à s'amuser dehors, à profiter du grand air, votre enfant revient avec son pantalon taché ? Est-ce si grave si son verre est renversé ? Bref je pourrais continuer comme ça longtemps ! Parfois nos réactions sont carrément disproportionnées par rapport à l'action ou à sa conséquence. On a tendance à trop se mettre la pression (surtout pour les mamans qui ne travaillent pas). Je pense aussi que nous pensons trop que l'enfant fait les choses pour nous embêter mais ce n'est pas du tout dans sa nature. S'il ne mange pas c'est qu'il n'a pas faim et non pas pour nous embêter. S'il a renversé son verre il ne l'a tout simplement pas fait exprès. S'il s'est sali c'est parce qu'il s'est bien amusé...." [Maria Montessori] rappelle que l’enfant est bon par nature. C’est un être d’amour : d’amour pour la vie, pour la découverte du monde, et par-dessus tout pour ses parents. Il les aime de manière inconditionnelle, leur accorde une confiance infinie, et ne cherche jamais à les fâcher. La majorité des conflits sont dus à l’incompréhension de l’adulte face à la nature si différente de l’enfant." (Parents Naturellement, 12 notions clés de la pédagogie Montessori)

Et je terminerais (enfin) en disant que le plus important est de profiter de chaque instant passé avec ses enfants, qu'ils restent le plus important dans nos vies (contrairement aux écrans, au ménage, au travail...) et qu'ils doivent toujours passer en premier (si notre jauge de temps personnel est remplie bien sur car on ne peut pas prendre soin de quelqu'un si on ne prend pas déjà soin de nous même avant). Qu'il faut s'aimer, qu'un enfant ne pourra jamais recevoir trop d'amour mais que malgré tout il faut accepter qu'ils apprennent à faire les choses par eux-mêmes.

 

Pour compléter cet article, je vous conseille d'aller les lire également les articles du blog (que j'adore) Parents Naturellement (je pensais vous donner une liste mais en fait ils sont tous plus intéressants les uns que les autres donc je vous laisse aller les découvrir vous même !)

 

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